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LONG ISLAND (et NYC)

Un soir où j’attendais une correspondance en dépression à Albany (capitale de l’état New York, triste fait) je vis le panneau “Long Island”. Je devais rentrer à Ottawa. L’espace d’un instant j’ai bien failli prendre la direction de Long Island.  Cette grosse île à côté de NYC m’attire étrangement depuis que j’ai lu the Great Gatsby (Gatsby le Magnifique). 

Je croyais jusqu’à hier que West Egg et East Egg étaient des lieux fictifs nés de l’imagination de l’auteur. Dans le doute j’ai vérifié sur internet en fait ça EXISTE. Bon je ne verrai sûrement pas la lumière verte que décrit Fitzgerald dans le livre mais ça me ferait vraiment quelque chose d’aller m’y promener. 

Si je raconte tout ça c’est parce qu’on a failli loger à Long Island City pour le 31 décembre. En vrai, Long Island City est collé à Manhattan alors que West et East Egg sont à genre 60 km au bas mot. 
Au final on a un meilleur plan, moi je reste à Manhattan avec mes parents puis je rejoins mes amis dans un appartement pour la Saint-Sylvestre. J’ai hâte, j’ai hâte.

 

Pour les bonnes nouvelles sinon je vais mieux, j’ai mangé une poutine (un plat québécois de gros avec des frites du fromage et de la sauce au boeuf …), et je vais revoir Célianounette  la semaine prochaine à New York. Le seul hic c’est qu’on y sera pour le Vendredi Noir c’est à dire le jour des plus grosses soldes de NYC dans tous les magasins (…). 

En attendant de nouvelles illustrations, de la ville qui ne dort jamais, voilà des photos du dernier w-e passé à Montréal.

 

Il fallait quand même que je vous raconte mon après-midi. Fantastique; j’ai nagé avec des dauphins puis j’ai bu un jus d’orange avec Winnie l’Ourson.

En fait, j’étais malade depuis deux jours. Tellement que j’étais cloîtrée dans ma chambre, trouvant le temps long (désolée pour tous les murs facebook que j’ai pourris).  N’allant pas mieux et ne voulant pas que tout cela dégénère (subjonctif imparfait?) je me résolus alors à consulter un généraliste.

Tomber malade au Canada … prévisible  … mais j’avais espéré ne jamais avoir affaire à leur minable système de santé. 
Ma flemme légendaire n’a évidemment pas arrangé les choses; je n’avais pas fait faire ma carte de santé de l’Ontario. Autant dire que j’ai pris la décision de consulter à contrecoeur.  

Donc au Canada pour aller voir un simple généraliste il faut aller dans une clinique sans rendez-vous. Je suis allée à la plus proche, celle du campus d’UOttawa.  Soulignons au passage ô combien j’avais surestimé mes capacités de marche.

Déjà il fallait prendre un ticket (comme chez le boucher) pour pouvoir prendre RDV! J’ai donc pris le numéro 90 et suis allée m’installer dans la salle d’attente avec les patients. Quand j’ai enfin été appelée à la réception j’ai du répondre à un questionnaire et payer 40 dollars d’avance.  Puis je suis allée me rasseoir avec les mourants.

Mon Ipod n’ayant plus de batterie je m’ennuyais terriblement. En plus je n’osais pas enlever mon manteau ni mon écharpe tellement j’avais peur d’attraper une maladie. Je suis donc restée dans ma fourrure et ma laine autour du coup.

Au bout d’une vingtaine de minutes mon nom a été appelée. Surprise que ça aille si vite j’ai sautillé vers la salle de tortures. Une femme m’a demandé ce que j’avais, j’ai donc naturellement répondu ” I dunno, that’s what I’ve come  here for“. Elle m’a pris la température et la pression sanguine puis m’a dit “you don’t have any fever, do you still want to see a doctor?”

Pardon? En fait la madame, c’était une infirmière qui filtrait.
I’ve just paid 40 dollars so yes I still do“. Et on m’informe que je vais devoir attendre 2 heures dans la salle glauque où j’attendais avant. Dépitée (et maudissant intérieurement ces sauvages de canadiens) j’ai rejoint mon siège, au milieu de la Cour des Miracles (non mais, y avait vraiment de drôles de gens!).

Finalement au bout de 2 heures, le docteur me dit que j’ai peut-être un virus et qu’il faut que je boive des tisanes pour ma gorge. Si ça empire je dois revenir.

Je préfère rentrer me faire soigner en France, ce sera moins long. Sans rire.

 Du coup une fois chez moi j’ai du faire face aux mines déçues de mes colocs “whaaaat? you can’t come and watch Twilight tonight?” Euuuh bah non je suis trop malade et en plus j’ai pas vu le premier volet et y a Agathe et Thomas qui passent m’apporter de la tisane .
J’ai décidé en attendant de me divertir avec quelques films français. J’ai commencé avec “La fille du RER”, de Téchiné mais j’ai vite changé et j’ai mis “ça n’arrive qu’aux autres” de Trintignant mais là aussi j’ai du changer parce que c’était tellement triste que j’ai cru que j’allais retourner en courant à la clinique pour demander une boîte de somnifères. 

Bon, je dois aérer le nid à microbes et germes qu’est ma chambre, je vais avoir de la visite.

L’été indien va prendre fin. On est au mois de novembre et il fait plus chaud qu’en Bretagne. (Bon ce n’est pas comme si j’avais presque gelé un certain dimanche d’octobre au Québec).

Voulant profiter de cette jolie fin de saison, je me suis promenée dans le quartier résidentiel d’Ottawa – le Glebe- avec mon appareil photo. Je me suis sentie dans un univers très VirginSuicidien (le film de Sofia Coppola, pas le livre), vous savez la lumière dorée de la fin d’après-midi et les allées proprettes des banlieues huppées américaines et également dans un décor à la Desperate Housewives, pour la raison précédemment évoquée.

 

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J’ai dépassé, grâce au Canada, la vision réductrice des 4 saisons que j’avais en France. La vita contemplativa, c’est bien ça non?

Dans quelques semaines, place à la neige, au froid sec, bref au charme d’un Ottawa Ouaté. J’ai presque hâte.

 

Halloween

Bon il fallait quand même que je raconte aux européens combien Halloween est une fête excitante ici. Excitante pour eux, bien sûr.
Perso, vider une citrouille et mettre des toiles d’araignée sur ma porte me divertit moyennement mais dans mon approche positive de l’”altérité” je me suis mise à feindre l’enthousiasme.

Une fois la citrouille vidée de sa pulpe, on peut recueillir les graines (ou pépins, que sais-je) et les mettre au four après les avoir salées. C’est rudement bon.

Il faut aussi choisir son déguisement. Moi je croyais qu’il fallait faire peuuuuuuuuuur mais en fait non, leur Halloween n’est qu’une version païenne de notre Mardi Gras. Keisha s’est confectionnée un costume de Pocahontas, Samantha a imaginé un déguisement de … ? En fait je n’ai pas compris ce qu’elle était. Et pour finir, Keri était en gitane. Rien de bien effrayant vous me direz (si ce n’est que la Pocahontas en question avait une robe au raz des paquerettes avec des talons aiguilles)

Il a fallu que je me décide moi aussi, non pas que le choix était crucial à mes yeux mais je devais vraiment faire semblant d’être intéressée par le folklore nord-américain.
Je voulais être une princesse pour de vrai, mais je l’étais déjà au Gala de ma première année. A force, on va se demander ce que j’ai avec les princesses: c’est un réel traumatisme d’enfance. Petite, je voulais toujours me déguiser en princesse mais ma mère refusait sur le motif qu’il y en avait trop. Aussi avait-elle cru bon de me costumer en “femme des années folles” pour le carnaval de l’école 1996. Ne sachant à l’époque rien de l’entre deux guerres ni de la grande dépression, je n’avais pas compris ce en quoi j’étais déguisée et lorsqu’un enfant me posait la question je disais “je suis déguisée en mannequin!”.  Le sautoir, le boa et la robe à paillettes c’était très joli mais franchement, ça ne m’évoquait aucun dessin animé Disney ni aucun roman de la Comtesse de Ségur.

J’ai fêté Halloween chez Agathe (j’en parle assez souvent sur ce blog parce que 1 je la vois souvent et 2 je trouve qu’on est trop cool) et son joyeux coloc Thomas. Il me fut difficile de faire un choix quant à la compagnie à solliciter pour cette soirée. Dans mon approche positive de “l’altérité” je devais célébrer Halloween en immersion complète avec des canadiens. Mais en fait, je préférais être avec Agathe et Thomas et l’espace d’un instant je les ai maudit d’être français. 

Les gros cachottiers n’ont pas voulu me  dire ce en quoi ils allaient se déguiser. J’ai donc eu la surprise le soir même et ils ont eu un certain cran au final … 

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Marie-Antoinette! Il fallait oser. Je fais bien rigoler en écolière au milieu (school girl). Quand j’ai dit à mes colocs que je voulais être en schoolgirl elles ont toutes sursauté en jappant “a slutty one?” (j’ai décidé que pour le coup, le traducteur anglais-français était momentanément hors-service).  Leur capacité à tourner n’importe quel style en grand vulgarité-show me fascine.

J’avais pas envie d’être slutty. J’étais déjà tombée bas en sortant faire mes courses en leggin’ et polaire et en boite en mini-jupe sans collant opaque, je ne voulais pas trop me canadienniser non plus. Mon approche positive de “l’altérité” a des limites. Sérieusement.

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Pocakeisha et les graines de la citrouille. Oui bah c’est pas moi qui les ai cuisinées hein, j’avais du vernis à ongle à faire sécher.

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Le bon côté c’est que personne n’est venu toquer à notre porte le jour d’Halloween. Du coup on a pu garder tous les bonbons (ou canies comme ils disent ici, pourquoi prononcer le “d”?).

(Leçon numéro 2: ne pas rester hermétique aux américanismes linguistiques, eh?)

C’est un modèle de phrase type qui ferait s’autodétruire ma magnifique collection de livres en anglais élisabéthain. Un dictionnaire pour les déchiffrer a d’ailleurs été cherché à Harvard. Ils n’en ont pas.
1- “Like” à toutes les sauces (He’s like cute but … , I was like what the hell …, like you’re not interested …) Toute cohérence entre ces trois exemples serait vraiment fortuite!

2- “Totally”, un adverbe dévoyé (I totally made it …,  you totally are! …)

3-“Kind of”, ma nouvelle virgule (sort of marche aussi) (“kind of” employé seul, you’re kind of not invited)

4-“Something”-mon nouveau point- marque l’incertitude ou le caractère négligeable du mot qui précède

Bien sûr je ne parle pas énormément anglais. Il me sert le plus souvent au Starbucks (Hi, I’d like a white chocolate mocha and a marble chunk chocolate cookie, please -that’s all), au Loblaws (no plastic bags, thank you) et au mall (I don’t know what my Canadian size is), sinon avec mes colocataires quand on se voit le soir.

Les canadiens sont de telles feignasses que, non contents de le muer en “d”, ils jugent parfois bon de pas prononcer le “t”. C’est ainsi que center devient cener ou wanted devient waned. Par contre étrangement, ils ont décidé de prononcer celui de often, le seul qui ne se prononce jamais.

Tout ceci me convient. Moins ils articulent mieux ils se portent: ça tombe bien, ça me permet de parler anglais sans trop ouvrir la bouche, c’est moins fatigant. Visiblement je fais encore trop d’efforts, certains croient  que je viens de Grande-Bretagne (… Gosh) alors qu’en fait c’est juste que j’ai un phrasé d’européenne.

Ce relâchement se retrouve aussi grammaticalement. I am going to eat a pancake? I’m gonna eat a pancake, c’est mieux. I have got a pancake? I got a pancake, c’est mieux. Pourquoi se compliquer la vie?

 

Peut-être qu’après tout ça je pourrai comprendre les films des frères Coen sans sous-titres?

Leçon numéro 1: ce n’est pas “stupide”, c’est différent.

Je voulais vous parler un peu de mon drôle de pays, pendant ma pause déjeuner.
Immense (deuxième au monde après la Russie). Froid (il neige déjà à Québec). Bilingue (comprenez surtout qu’il y a coexistence d’une communauté francophone et d’une communauté anglophone, bien distinctes). Varié (des superbes rocheuses de l’Ouest aux aires métropolitaines de l’Est). Son histoire me passionne.

En tant que bonne française arrogante, méprisante, convaincue que seul son pays est maître en matière d’élégance, de bon goût, de culture, de modèle de société, il m’arrive de m’adonner au Canadian-bashing avec mes amis expatriés. C’est un sujet de conversation consensuel qui nous permet de nous rapprocher (par définition …) et au passage de nous défouler.

Et pourtant …

Pouvoir faire ses courses en polaire rose et en leggin’ (oui, oui je l’ai fait) sans que personne ne vous juge (mieux, quand tout le monde autour trouve cela normal) a du bon. J’apprécie aussi le fait de ne pas passer à la difficile phase du “démaquillage” (quand le mascara colle aux cils et nous donne un air de panda) le soir. Bon je noircis un peu le tableau, je fais quelques efforts pour aller travailler et quand je vais en soirée mais comparativement à ce que je fais en France … Et ça tombe très bien parce que je n’avais pas l’intention de vivre ici de la même manière que chez moi dans mon beau et lointain pays.

Cela pourrait me libérer pour mon double cursus (j’ai repris ma licence par correspondance), l’apprentissage du russe (j’y crois encore!) mais en fait … non.

Pour ce qui est du modèle de société, extrait d’une conversation banale un samedi matin à Cora’s (lieu de brunch canadien):

Ma coloc Keisha: “Gosh did you see that homeless begging at the door when we entered the restaurant? He thought I would give him money but I wouldn’t. He makes more money than I do.

J’étais en train d’avaler un pancake dégoûtant et graisseux, faisant semblant de l’apprécier pour essayer de masquer le mépris que j’ai pour l’alimentation nord-américaine et ne pas passer pour une française caricaturale. Je l’ai regardé avec un regard d’incompréhension -non dissimulée cette fois – mais considérant sa remarque normale, elle n’a sûrement pas capté mon air surpris. Il me fallait donc une explication.

Moi : How could he make more money, he’s … a homeless” (pas très recherchée la structure de ma phrase mais le lieu ne se prêtait pas à l’élaboration de belles phrases riches et complexes).

That’s the point. He gets a lot of money from the guys who give him some in the street“.

Un mois auparavant, la même colocataire m’avait dit de ne pas me promener le soir dans le quartier du Byward Market car il y a des “shelters” (des abris pour les sdf). Quand je lui demandai alors ce qui advenait de ceux qui ne pouvaient pas entrer dans ces abris, elle eut cette réponse froide et implacable “part of them die“.

Un peu choquée par cet infâme individualisme, j’ai essayé de l’expliquer par la prédominance de la valeur travail en Amérique du Nord ainsi que par l’inexistence d’un Etat-providence et les substituts que sont les communautés (entre-aide entre communautés ethniques ou religieuses). Pourtant, et peut-être suis-je trop obtue pour m’extraire de l’idéologie de mon pays d’origine, je ne suis toujours pas convaincue par ce modèle de société …

A suivre …

Les chutes d'Ottawa

Décloitrée

Je sais, je sais, ce blog part à la dérive: trois semaines sans articles … Il faut dire qu’avec facebook je ne ressens pas le besoin de raconter mon expérience sur un autre support internet.

Je voulais vous parler …. de mon stage. C’est pour ça que je suis à Ottawa, à la base. En fait je n’ai jamais réussi à écrire un article assez clair par rapport à ce que je faisais tout simplement parce qu’il y a trop de choses à dire et je risquais de m’éparpiller.

Ce n’est pas mon premier stage ni ma première expérience dans un milieu professionnel, je suis donc habituée à déborder des fonctions qui me sont normalement attribuées (l’esprit Sciences Po de pluridisciplinarité peut-être?).

Je vous laisse, pour ceux qui sont intéressés bien sûr, découvrir tout cela dans l’article que j’ai écrit pour Décloîtrés, le journal des expatriés de l’IEP. Il aura sûrement été tronqué (je l’ai fait un peu long tout en ayant eu l’esprit de synthèse). Tous les jours, je rencontre des gens passionnants et passionnés, des francophiles pour la plupart, qui ont les yeux qui brillent quand ils entendent parler de la France, de Paris, de Nice … Je n’en dis pas plus, rdv à la sortie du journal.

En attendant, des photos de mon week-end à Boston pour Thanksgiving. Je remercie Célianounette pour son accueil <3 

 

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Pas de citation. Pas de longue phrase. Pas d’obscures références littéraires cette fois.  Juste quelques photos diverses et variées de mon mois d’octobre à Ottawa. Ce week-end c’est Thanksgiving et comme je suis ingrate, je file à Boston voir Célia-nounette.

 

Rideau Canal aux couleurs automnales

Rideau Canal aux couleurs automnales

Superbe érable rouge

Superbe érable rouge

Ma coloc Keisha qui déguste une BeaverTail ultracalorique

Ma coloc Keisha qui déguste une BeaverTail ultracalorique

Un gros raccoon qui se fait une sieste tranquille en centre ville ...

Un gros raccoon qui se fait une sieste tranquille en centre ville ...

Et surtout, ne pas oublier le " FrenchPartying"

Et surtout, ne pas oublier le " FrenchPartying"

Canadian Houseparty

Pas si canadienne puisque … truffée de français (le réflexe communautaire est très présent chez les natifs du bel hexagone).
A Ottawa et j’imagine dans beaucoup de villes d’Amérique du Nord, la tradition est aux houseparties, notamment à cause de la l’interdiction pour toute personne de moins de 19 ans d’entrer dans un bar ou une boîte de nuit. Aux Etats-Unis, la limite passe à 21 ans.

Comme il n’y a presque que des maisons individuelles, l’angoisse de la visite des policiers n’est pas de mise chez nos amis canadiens. Quelques photos pour avoir une idée …

 

 

C'était plutôt Kitchen Party

C'était plutôt Kitchen Party

 

Que des français pour l'instant

Que des français pour l'instant

En mode "fringues américaines"

En mode "fringues américaines"

La preuve qu'on s'amuse vraiment à Ottawa

La preuve qu'on s'amuse vraiment à Ottawa

Glou glou glou glou

Glou glou glou glou

Je m’excuse d’emblée pour l’extrême médiocrité des derniers articles. Ce qui arrive n’est pas du grand art mais déjà un peu plus détaillé.

 3 semaines d’été sans nuages, c’est quand même  agréable. A présent, le temps commence à se dégrader: pluie, température plus basse. 
Les érables rougissent et les bouleaux jaunissent: c’est le Canada des cartes postales que je regardais avec envie quand  j’étais petite. Du coup, je suis retournée au Pink Lake avant que les arbres commencent à être défeuillés: il est toujours aussi beau ce lac. Cette fois ci comme on a évidemment pas voulu pédaler sur des sentiers aussi escarpés qu’interminables, on a pris un taxi. Le ridicule ne tue pas!

 

La feuille d'érable!

La feuille d'érable!

Je commence à prendre mes repères – comprenez, je m’américanise- en prenant certaines habitudes qui jalonnent une routine rassurante. Bon OK quand je me sens l’âme d’une aventurière je vais prendre mon café au Starbucks d’Elgin Street au lieu du Second Cup de Bank Street (quelle audace). Sinon c’est toujours l’”Iced Coffee with milk” (du café avec des glaçons dedans! ils l’ont fait) et un cookie (je mange un paquet de cookies par jour et ici les cookies sont dans des petits sacs pour en mettre plus!). 
Perturbée par l’absence d’enseignes françaises et espagnoles, je me suis tournée vers les marques de fringues américaines. J’ai pas encore saisi l’histoire des tailles (ils ont des 4,6,8 … et même du O ce qui correspond je crois à du … 32?) et des pointures tout aussi étranges. Comme c’est l’Amérique du Nord, les vêtements taillent grand (éhé), du coup je fais du 36 ici alors qu’en France je fais du 38:  le Canada est vraiment un pays fait pour moi.

 

Une très belle vue d'Ottawa depuis le pont que j'emprunte quotidiennement

Une très belle vue d'Ottawa depuis le pont que j'emprunte quotidiennement

 

 

Dans les rues, ça grouille de petits écureuils qui font leurs provisions pour l’hiver (je fais aussi à ma façon des provisions pour l’hiver avec mes paquets de cookies). Ils vont me manquer quand ils hiberneront, ces bestioles ont le mérite de me divertir sur mon chemin matinal. 

J’essaie de passer un peu de temps avec mes colocs canadiennes Keri, Samantha et Keisha mais ce n’est pas évident vu la différence d’emploi du temps, de langue et de culture. Preuve d’ô combien j’ai de la bonne volonté: je regarde …Vampires Diaries avec Keisha le jeudi soir.

Indice de canadiennisation : je ne fume presque plus. Les cigarettes sont plus chères qu’en France, assez infectes et surtout: rares sont les endroits où l’on peut fumer à Ottawa. Et puis avec l’arrivée certaine de la neige cet hiver (automne plutôt pour nous) je pense que passer de 10 cigarettes par jour à une cigarette est judicieux.
On a vraiment l’impression d’être un paria quand on est fumeur ici: les cigarettes sont vendues chez des dépanneurs et cachées dans des tiroirs derrière le comptoir, aucun moyen de connaître les marques disponibles ni les prix … Il y a des photos de poumons ravagés sur les paquets. BREF. 

 

Les bus JAUNES

Les bus JAUNES

 

 

Sinon: Desperate Housewives a repris ce soir YOUHOUUUUUUUUUUUUUUU (pardon) et Sarah -mon crocrodile- a fêté ses 19 ans ce week-end. Enjoy your third year in Turkey <3

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